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La banalisation de la chirurgie esthétique chez les jeunes

Injection de fillers

Dr Sozer, le président d’El Paso Cosmetic –un grand cabinet de chirurgie aux États-Unis– l’a bien remarqué : il voit passer de plus en plus de jeunes gens sur sa table d’opérations car ils veulent avoir un corps parfait.

« Il y a 20 ans, la chirurgie esthétique était réservée aux cas extrêmes, comme des malformations dès la naissance ou des chirurgies réparatrices après des accidents. Ceux qui le faisaient pour être « plus beaux » n’étaient pas très bien vus par la société. »

La chirurgie esthétique s’est totalement démocratisée

Désormais, ce sont les parents eux-mêmes qui offrent une opération de chirurgie esthétique à leurs enfants… comme cadeau pour la fin du lycée. La chirurgie est une pratique très courante aux États-Unis et elle commence –malheureusement- de plus en plus tôt.

« Avant d’aller à la fac, ils veulent que leur nez et leurs oreilles soient parfaits et ils veulent une nouvelle image d’eux pour commencer leur nouvelle vie d’étudiant », déclara le Docteur Sozer.

Guadalupe Cortez, une jeune fille de 23 ans a récemment eu recours à une augmentation de la poitrine ; elle en avait envie depuis qu’elle avait 18 ans et cela lui a permis d’avoir plus confiance en elle. Pour une grande majorité, se faire opérer est un moyen de se redonner confiance et de s’accepter. Mais cette pratique a des limites et la plupart du temps, les jeunes n’en ont pas conscience.

Le cercle vicieux de la chirurgie esthétique

Le fort attrait pour la chirurgie a permis de baisser les prix des opérations : c’est ainsi que le prix des implants mammaires a chuté ces 10 derniers années, ce qui rend la chirurgie plus abordable pour les jeunes.

« Les techniques de chirurgie s’améliorent également : par exemple, cela prenait entre 1h et 1H30 pour une augmentation des seins avant, et maintenant, seulement 15 à 20 minutes ».

Certains chirurgiens comme le docteur Sozer refusent d’opérer des patients de moins de 18 ans, sauf cas extrêmes, comme une déformation physique. Ils estiment qu’ils sont trop jeunes et leur croissance et leur évolution physique ne sont pas terminées.

« Par exemple, si un jeune garçon a de la poitrine, je pratiquerai une gynécomastie, car il faut régler le problème rapidement, au plus tôt vers 15 ou 16 ans. »

Ce chirurgien apporte également de précieux conseils aux patients lorsque ces derniers veulent avoir recours à la chirurgie pour régler des problèmes émotionnels, alors que la chirurgie est inutile dans ce cas-là. En raison de l’abaissement des prix et de la « banalité » de la chirurgie esthétique, les jeunes patients ne voient pas l’utilité d’attendre d’être plus vieux pour se faire opérer.

« Depuis l’opération, je me suis plus heureuse et plus confiante. Si la chirurgie peut vous faire sentir plus à l’aise avec votre corps, alors faites-le », conseille Guadalupe.

Source : Kfoxtv

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